Il y a là tout ce dont l'âne se méfie : les passages étroits, les constructions légères et surtout l'eau. Ca revient à lui demander de plonger au milieu d'une rivière. Autant dire qu'on se heurte à un refus franc et net.
Pour commencer, on va amménager les lieux pour enlever quelques difficultés : en étalant des couvertures sur
le caillebotis, c'est déjà un peu moins effrayant.

Comme vous le voyez, nous avons attaché Namasté l'intérieur de la passerelle. Lui, se tient bien sûr prudemment
à l'extérieur, le plus loin possible, longe tendue.
Laissons-le un moment comme ça... Ca favorise la réflexion.

Tentative de fuite. Il est important que le noeud ne se défasse pas, et que l'âne ne puisse pas
se blesser. Licol et longe très solides, attache bien pensée.
On peut intervenir lorsqu'il se calme pour rassurer

et encourager

hypocritement, on en profitera pour raccourcir un peu la longe dès qu'on la verra un peu détendue...
Ainsi, insensiblement, l'âne se rapproche de l'obstacle, il a même la tête au-dessus sans qu'il ne lui soit rien
arrivé de fâcheux.
C'est là qu'il faut avoir du temps. Pour constater qu'il ne peut pas faire autrement, que ça n'a pas l'air inconfortable ou douloureux, il faudra un temps certain. Ainsi sont les ânes. Mais les conclusions qu'ils tirent de leurs réflexions sont heureusement définitives.

Ca y est !

Pas trop vite : on attend avant de détacher que l'âne soit calme et on gagne l'autre côté lentement.
Il faudra revenir dans les prochains jours : une première fois pour repasser plus franchement et une seconde fois sans les couvertures. On propose le passage en main, on attache en cas de refus. Le nombre de séances varie en fonction des ânes, de leur tempérament et de leur expérience.
"Il suffit de passer le pont..."
"Fait-maison" 2008 - L'Ane Vert - 06.86.75.90.63 -